lundi 18 avril 2011

Au fil des semaines, le rêve se précise. Il a d'abord cette place circulaire avec le tram, un peu comme la place royale. Il y a aussi cet arrêt de bus (que je ne prends jamais) De Lijn, alors là je sais que je suis à Gand. Mais parfois je suis aussi à Stockholm ou tout autre endroit de cette liste avec les destinations Erasmus dont j'ai choisi deux, presque au hasard, et dont mon cerveau pense que je peux encore en cueillir une, de temps en temps. Après cette place, donc, il y a les rails du tram et éventuellement l'arrêt de bus De Lijn jaune et blanc, et en longeant les rails du tram on se rend compte qu'on est sur une langue de terre, une fine péninsule et je sais que certains ont peur d'en tomber - mais ce sont des tapettes. Je suis le rail, et j'arrive à un parvis en escaliers, à flanc de rocher. Là, on est au bout du monde ou, plus précisément, au bout de l'Europe. Et je SAIS qu'il y a un bateau qui va arriver, il est imminent ou il ne l'est pas, mais je pense qu'il va à Vladivostok, en ligne droite bien sûr, du coup ça pourrait être un bateau-train mais c'est un bateau. Il y a d'autres gens qui attendent, comme toujours, mais ils n'ont pas de voix, bien sûr, puisque je ne sais pas encore d'eux s'ils seront dans ma cabine ou non. Je peux pas partir, il y a un BATEAU qui va arriver et je dois prendre ce bateau pour aller nulle part, à Vladivostok.

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Euh.