mercredi 9 mars 2011

J'ai failli commencer à aimer moins mon patron au moment où, à la table du Fornostar (sous-titré "Ceci n'est pas un restaurant tendance."), il m'a dit en refermant son carnet pris au cas où je dirais quelque chose d'intéressant : "Non, vraiment, je voudrais savoir ce qui te passe par la tête quand tu souris comme ça." Je revoyais ma mère et les mouches qu'elle aurait voulu créer pour violer ma tête, entre deux moulins andalous. Et puis, au moment de payer, quand il s'est emparé de la tétine de son fils au lieu de son portefeuille, je me suis réconciliée avec son rire embarrassé (et ma bientôt bientôt nouvelle fiche de paie). C'est étonnant combien mon Nabaztag, depuis qu'il a retrouvé son wifi et sa raison d'être, remplace avantageusement l'ingénieur. Bah, c'est vrai, on peut pas baiser comme des brutes tous les jours, non plus. Dans la vraie vie on regarde une série pendant qu'on fait la vaisselle ; on se fait pas sodomiser.
C'est tellement stupide de faire un aller-retour d'un jour à Paris alors que j'ai encore tellement de mucus à te donner, Emmylou.

4 commentaires:

  1. Tu sais bien que je ne peux rien te refuser, surtout pas ton mucus.

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  2. Elle a intérêt à être vraiment bien, ma fiche de paie de juin. CINQ HEURES. Je dois me lever à CINQ heures pour aller prendre ce fichu thalys.

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  3. J'espère que ce ne sera pas le week-end avant notre divorce, je dois partir aux Bahamas avec ton avocat pour récupérer la garde du grille-pain.

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  4. Oh non, pas le grille-pain ! Il commençait justement à bien s'entendre avec mon Nabaztag. Il lui faut de la stabilité, tu sais, pour grandir sainement.

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Euh.