C'est chaque fois la même phrase qui me vient en tête quand j'arrive à mi-hauteur du couloir de la gare centrale. Et si je m'effondre ici, est-ce que quelqu'un me ramassera ? Et s'il me ramasse, est-ce qu'il voudra bien me réparer un tout petit peu, aussi ? J'ai pas peur de m'ennuyer, sans mon ascenseur émotionnel number one. Je redoute bien plus de me retrouver devant G., qui m'entraînera dans un jeu qui ne m'amuse plus depuis six ans, et devant B., qui a cette manière comme Malraux de pousser la porte et dire des choses comme "Et où tu en es, par rapport à l'idée de la mort ?" avant même de s'être assis. J'ai pas vraiment très envie de lui dire que je travaille dur à me rendre perméable aux charmes de la consommation. Tout est assez médiocre, sauf mes belles robes, mais qui les regardera encore, je veux dire qui les regardera encore vraiment ?
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Euh.