lundi 5 juillet 2010

J'espère que tu mourras bientôt.

À six heures trente j'ai réussi à prendre la grande décision, la plus horrible que j'aie eue à prendre de ces dernières années. J'ai passé la journée à éviter d'aller à la toilette, parce qu'il y a ce grand miroir qui oblige à réfléchir, j'ai bu moins d'eau et j'ai effectué mes tâches outlook machinalement, une à une, bien cachée derrière mon fond de teint (je vous jure, j'ai dormi cette nuit, j'ai pas du tout l'impression d'être revenue à pied du Pakistan en un week-end).
Je croyais que j'allais entrer dans un tunnel interminable, le genre dans lequel on entre au beau milieu d'une séquence radio qui s'annonçait passionnante. Au lieu de ça, il y avait Call of The Stomp, mes jambes tapant joyeusement sur le lit en lisant la carte Babar d'Emmylou et les crolles qui se trémoussent dans le rythme. J'ai effacé Gleeden de mes favoris. Contrairement à tout ce que j'avais cru, je suis sortie du Saint-Gothard en pleine émission du jeu des dictionnaires, avec Juan d'Oultremont, forcément.
Je passe sans doute à côté d'un des hommes de ma vie, un des seuls qui auraient pu compter vraiment, mais au moins ma capacité pulmonaire sera de nouveau au beau fixe. Les trop jolies choses, c'est vraiment mauvais pour la santé.

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Euh.