À part chez l'infirmière des dépistages Sida, l'endroit le plus propice pour réinventer ma vie, c'est tout de même les aéroports. D'autant qu'en Italie, pays des Bavards, un voyageur par définition veut toujours connaitre la vie du voyageur à côté de lui, et sait comment lui en extorquer des morceaux. Je n'aime pas toujours les vies que je m'invente quand on me demande ce que je fais, seule (Oh SEULE, oh combien c'est tellement plus curieux d'être SEULE, comme si ça me donnait plus envie de te parler à toi le Trop-Curieux) dans cet aéroport, pourquoi je prends cet avion. On n'est pas obligé d'aimer toutes ses vies parallèles, si ? En Italie, on veut toujours vous coller une étiquette, vous ranger dans une boîte, il n'y a rien pour eux de plus inquiétant que l'absence de liens comme en témoigne mon statut civil : LIBERO. (Je suis libre, ah, libre, libre, courons, dansons, chantons. Entends-tu le bruit des chaînes ? Ta récréation est finie, ma petite, il est temps de prendre une étiquette.)
N. m'a demandé au restaurant "Ça te fait quoi qu'on t'appelle Madame ? Je veux dire, qu'on croie que nous sommes mariés." J'ai répondu "Ça me donne envie de mettre un jeans et un vieux pull la prochaine fois."
Et après les étoiles Michelin de Sardaigne, comme d'habitude, je me retrouve au fritkot. J'ai pas trouvé d'autre équilibre que l'instable. J'ai juste trouvé un beau chemin entre les bois et les champs flamands, entre les lièvres et les faisans, où courir le matin. C'est même devenu apaisant qu'à la fin de quoi que ce soit, je retrouve ça. Et même des renards si je rentre de nuit. Les voyages sont de moins en moins extérieurs, et ce blog a de moins en moins de sens. Et merde, j'ai oublié de ramener du café.
Et après les étoiles Michelin de Sardaigne, comme d'habitude, je me retrouve au fritkot. J'ai pas trouvé d'autre équilibre que l'instable. J'ai juste trouvé un beau chemin entre les bois et les champs flamands, entre les lièvres et les faisans, où courir le matin. C'est même devenu apaisant qu'à la fin de quoi que ce soit, je retrouve ça. Et même des renards si je rentre de nuit. Les voyages sont de moins en moins extérieurs, et ce blog a de moins en moins de sens. Et merde, j'ai oublié de ramener du café.
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Euh.