dimanche 14 mars 2010

À presque vingt-deux ans, la veille environ de son dernier examen elle ne le préparait pas en énumérant sa bientôt première certitude dans un appartement à peu près parfait au cœur de la ville la plus sensuelle de l’Italie. En passant l’un après l’autre les CD magnifiques d’une pile au moins infinie elle n’arrivait pas à penser que le lendemain arriverait sans doute une grande claque (soit à cause de Deleuze soit à cause du barbu). Elle faisait distraitement la revue des moments optiques et sonores pures qui sont devenus le standard de son quotidien, entre le monsieur formidable qui la conduit à l’aéroport et le monsieur formidable qui vient la chercher à l’autre aéroport, dans des peaux au lait, dans ses matins qui sont toujours jolis (il faudrait le dire avec le sourire grave de Jérôme Lindon). On ne sait pas vraiment quoi mais il y aura quelque chose qui viendra, de Tours ou de Bordeaux, et puis quelque chose qui l’attend.
C’est peut-être parce qu’elle craint la police du mauvais goût qu’elle ne vous le dira pas. Mais au dépourvu, pendant que Nicéphore et Bérénice apprenaient à jouir en simultané, elle a fini par trouver comme le point G de son existence.

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Euh.