Maintenant je comprenais enfin ce qu'il y a d'aimable dans cette Flandre inaimable (au sens de Yourcenar) qui ferme ses volets à six heures, juste après avoir dîné. Dans cette pudeur des sentiments il y a un repos possible pour qui a voyagé longtemps (outwardly and inwardly), sans questions trop insistantes, sans grandes démonstrations. Ils ont l'air contents que je sois là, comme si c'était une chose très normale, parfois en se moquant gentiment "Combien de temps est-ce que tu restes ?" Ils se doutent que la nuit je marche dans les rues de Bologne sans jamais m'arrêter, mais ils ne disent rien, ils sourient, et c'est très bien. Cette fadeur sur laquelle j'ai souvent médit me fait maintenant l'effet d'un matelas lattoflex après six mois de bottes de paille. Dans cet ennui discret je cherche quelqu'un à remercier. Il y a eu deux vraies journées du beau février bruxellois, des heures à regarder le chat qui attend le printemps, et des retrouvailles tout à fait normales avec les personnes extraordinaires qui vivent à Bruxelles, Belgique. Il faudra encore s'habituer au caractère normal de pouvoir les voir plus souvent.
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Euh.