jeudi 7 janvier 2010

Sept janvier.

Message à Julien :
[6/01/2010 17:18:23] Bérénice : J'arrive pas à tenir le rythme. De faire en sorte que mon chez moi et ma personne soient toujours impeccables quand arrive un monsieur, pour que rien ne marque le fait que la veille ou quelques heures plus tôt c'était le bordel, l'orgie. Pas pour faire des mystères, mais pour que chaque monsieur se sente un peu unique, sente qu'il y a de la place pour lui, là, et ses règles du jeu. J'arrive pas à tenir ce rythme de fille un peu parfaite dans ses réceptions, mais putain que c'est bon comme vie. C'est un peu ce que j'ai toujours voulu. C'est pour pouvoir aller boire un café avec le meilleur raconteur de Bologne au lever (il a porté une armure des comtes Sveva il y a cinq siècles, mais maintenant sa vigueur militaire s'est transformée en vigueur mâle prédatrice, sans que rien n'ait changé, pas même son prénom, Pierlodovico), pour aller prendre le soleil à la Piazza Maggiore parce que ce n'est pas un raccourci. Manger des choses délicieuses parce que je le vaux bien, avoir l'impression de danser au-dedans et recevoir des coups de fil de messieurs qui me font bander avec la voix et jouir avec les yeux. Et préparer le café pour le joli garçon blond qui sait si bien se taire. Décompter les capotes restantes en choisissant la musique qui lui plaira peut-être. Et me trouver belle dans mon nouvel ensemble, tout en rangeant ma nouvelle blouse achetée en pensant "C'est très bien pour une éditrice un peu décalée, ça." J'aime ma vie.
Je crois que je souffre de logorrhée dernièrement (pauvre Julien). Ça doit être par effet de compensation parce que, comme dit mon éternel fiancé, je suis une jeune fille bien élevée qui ne parle pas la bouche pleine. Nicola me rend dingue et RIEN ne se calme. Quand il se fâche parce que je l'appelle Signore et puis qu'il avoue que les fanciulle ventenne (les gamines de vingt ans), c'est vraiment trop fatigant à son âge. Quand il paraphrase ce "J'ai peur de te perdre" à toutes les sauces avant de remettre ses chaussettes d'ingénieur qui n'était jamais en retard à ses réunions, avant. Il faudrait vraiment que je n'oublie pas que mes études ne sont pas encore tout à fait terminées.
En bref, surveillez vos boîtes aux lettres.

3 commentaires:

  1. Ça fait quelque chose de bizarre, à l'intérieur de moi, lorsque tu t'épanches.

    RépondreSupprimer
  2. Ce sont des choses qui arrivent (quand on ouvre les volets).

    RépondreSupprimer
  3. Julien a l'habitude des logorrhées, il vit avec moi.

    RépondreSupprimer

Euh.