« Tu fuis. »
Parfois je te réponds encore – à quelques mois de distance de cette Kriek au cimetière d'Ixelles – que je t'emmerde. Je te réponds que je t'emmerde, que la fuite est le comportement de ceux qui ont peur, et n'est -ce pas toi le peureux, de ne jamais vouloir quitter Bruxelles ou la Belgique ? Alors non je ne fuis pas, je quitte. Dans un appétit immense de couleurs. Et tant que Bruxelles continuera de me coincer dans des souvenirs désaturés jusqu'au gris je recommencerai à la quitter. Et peut-être qu'un jour il faudra déménager mes caisses d'anciens cahiers d'école, parce que c'est quand même toujours l'appétit, les couleurs et la vitesse qui comptent, pas l'endroit où on est né.
Moi j'avais pris du rosé, c'est tellement plus pédant.
RépondreSupprimerMais quand tu auras rouvert tes bagages et que tu te seras souvenu de moi, on ira reprendre un rosékriek, et puis tu repartiras :-).