dimanche 27 septembre 2009

Ving-sept septembre.

Dans la Via Massarenti ça coulait entre mes jambes. Il avait dit désolé mais j'ai un repas très important, il faudra faire vite. Un repas très important ? Il regarde sur le côté, il hésite. Il dit c'est mon repas de fiançailles. Mon rire de gorge, c'était vraiment pas voulu. Il a ri aussi un peu. Tu salueras ta belle famille de ma part. Je remets ma jupe. Dans la Via Massarenti les hommes sentaient l'odeur de sexe, se retournaient. Les humains ont vraiment un instinct de reproduction détraqué. J'ai décidé de ne plus le revoir un moment. Certes, tout ça est très amusant, mais c'est la faute de la frimousse de Giulia qui ne veut pas sortir de ma tête. Giulia, c'est la fille qui porte des robes d'été sombres. Elle est arrivée du Canada la semaine passée et elle a appris le français en regardant des films. C'était juste pas possible de résister, quand elle a débarqué de nulle part le soir où nous dansions avec les SDF sur la piazza Verdi, A. et moi. Elle avait Lolita dans une main, et elle a dit vous êtes les plus coules, je peux danser avec vous ? Je me souviens juste que je lui ai donné ma bouteille, une rose rouge, et que je l'ai fait voler en l'air.

1 commentaire:

  1. Tiens, c'est drôle.
    Lorsque je pense à toi, mon esprit recompose automatiquement le même souvenir.
    Toi et moi regardant tranquillement la télé (un film ou même Arte)sur le canapé de la maison que tu gardais à Bruxelles.

    J'espère ressentir à nouveau cette quiétude un jour.

    Tu es une super bonne créatrice de moments dont on se souvient. Crée en encore beaucoup en Italie.

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Euh.