samedi 5 septembre 2009
Cinq septembre.
Accrocher ses clés aux bretelles de sa robe pour sortir les mains libres la nuit donne une sensation grisante. Se rendre compte qu'on ne sait plus les décrocher au moment de vouloir ouvrir la porte l'est nettement moins. J'ai rencontré Andrea au hasard d'une ruelle un peu soule. Il était avec une Polonaise et moi avec mon Portugais, alors il fallu vaquer à nos. Je me rends compte qu'il fait partie des très rares personnes que j'arrive à toucher naturellement sans décharge électrique (voire sueurs froides). J'ai accroché les billets de train, d'avion de cet été sur un de mes murs blancs. Et même quelques billets de banque. Certaines nuits ils forment eux-mêmes d'autres trains dans ma tête. Je me souviens, j'étais petite et mon frère m'avait dit qu'après avoir été en orbite les astronautes ne rêvaient plus, et je n'avais pas compris le sens figuré. Mais maintenant je sais que même au figuré je ne suis pas de cette espèce-là, ou alors je ne suis pas encore au stade où j'ai fini d'avoir faim. Bob arrive dans une semaine. J'ai faim de ces trains-là à venir. J'ai faim, j'ai faim, j'ai faim.
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Euh.