Bien plus qu'à Buenos Aires (au final, c'est un même vent qui souffle de capitale en capitale, sans doute on y construit différemment, mais l'air est le même a Paris, Moscou et Pekin), c'est en province qu'il sont le plus admirables. Elles, la cigarette aussi longue que le collier de rides, les lunettes de soleil immenses carrées embrumées, les lèvres maquillées trop haut, sans jamais renoncer ni aux talons ni à la veste de tailleur déposée sur les épaules. C'est du haut des époques torrides d'autrefois, derrière la brume marron, qu'elles ne vous regardent pas. Eux, un cigare trop épais quelques fois, droits, tres droits, jusqu'au jour où ils plient totalement, bien repassés, cirés, amidonnés, gélifiés, polyglottes muets. Un peu plus qu'ailleurs, ils semblent ailleurs (comme moi), c'est leur plus grand luxe, c'est leur plus grande élégance.
À volets ouverts.
dimanche 20 novembre 2011
dimanche 28 août 2011
samedi 16 juillet 2011
jeudi 23 juin 2011
dimanche 29 mai 2011
Un peu comme sur cette route torride, j'ai vu la grande descente il y a un an et demi et j'ai pas eu peur de laisser mon pied sur l'accélérateur, parce que je savais qu'une grande remontée allait forcément arriver et qu'elle serait fantastique. Je veux dire : quand on part du niveau de la mer et qu'on part à la montagne, on sait qu'on ne peut pas descendre indéfiniment. Mais je pensais que ce serait la descente, la chose la plus difficile (stupide fille) et je n'imaginais pas que ce serait difficile de regagner en gaité. Je ne sais pas très bien comment me préparer à ça. On n'est plus qu'à deux doigts de cette chose qui voudra peut-être dire que je serai heureuse le reste de ma vie, et je n'ai que des chansons tristes dans mon iTunes.
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